Assurer un jeune conducteur comporte un risque pour les compagnies d’assurance. Inexpérimentés, ils ont statistiquement plus d’accidents que les conducteurs plus chevronnés… à moins qu’ils soient passés par le dispositif de la conduite accompagnée.
Chaque année, les centres d’examens du permis de conduire reçoivent environ 1,5 million de candidats. Sur ce chiffre, la moitié, soit environ 750 000 sont reçus. Tous ces jeunes conducteurs se tournent rapidement vers les compagnies d’assurance auto pour assurer leurs premiers véhicules.
Comme ils sont inexpérimentés et qu’ils ont statistiquement plus de risques d’avoir un accident, les compagnies d’assurance sont légalement autorisées à appliquer une surprime jusqu’à 100% de la cotisation de base la première année d’assurance auto. Cette surprime légale est modulable et négociable en fonction des politiques commerciales des compagnies d’assurance.
Ainsi, lorsque le jeune conducteur peut justifier de plusieurs mois voire années au volant d’un véhicule assuré sous le nom de ses parents par exemple, la compagnie d’assurance auto peut considérer que les risques encourus à couvrir sont moindres et que la surprime peut être revue à la baisse. De même, lorsque le permis de conduire est obtenu dans le cadre d’un dispositif de conduite accompagnée, la surprime la première année ne pourra dépasser 50%.
La seconde année d’assurance auto, la surprime est divisée par deux (50% pour les jeunes conducteurs classiques, 25% pour les jeunes conducteurs en conduite accompagnée). Comme on le voit, en terme de budget d’assurance auto, les jeunes conducteurs qui ont suivi un programme de conduite accompagnée sont largement gagnants. La surprime jeune conducteur peut aussi être revue à la baisse lorsque l’utilisation du véhicule est ponctuel ou que peu de kilomètres sont parcourus à l’année.






